Facturation électronique : qui est concerné et comment bien s’y préparer ?

Facturation électronique : une obligation progressive

La facturation électronique devient progressivement obligatoire en France. Cette transformation vise à moderniser les échanges commerciaux et à renforcer le contrôle fiscal. Pour les entreprises du secteur du transport et de la logistique, cette réforme impose de revoir les processus de facturation et d’anticiper les prochaines échéances.

Qui est concerné par la facturation électronique ?

a. Toutes les entreprises soumises à la TVA

La facturation électronique concerne toutes les entreprises assujetties à la TVA établies en France. Le transport et la logistique n’échappent pas à cette obligation. Toute transaction entre entreprises (B2B) sera progressivement soumise à l’émission et à la réception de factures sous format dématérialisé.

b. Les échéances à respecter

L’introduction de la facturation électronique en France se fait en plusieurs étapes :

  • 1er juillet 2024 : obligation pour les grandes entreprises d’émettre et de recevoir des factures électroniques.
  • 1er janvier 2025 : obligation pour les entreprises de taille intermédiaire (ETI).
  • 1er janvier 2026 : obligation pour toutes les petites et moyennes entreprises (PME) et microentreprises.

Comment fonctionne la facturation électronique ?

a. Un format normalisé

Les factures électroniques doivent respecter un format normalisé. Elles seront émises, reçues et archivées sous forme de fichiers structurés conformes aux standards imposés par l’administration fiscale.

b. Les plateformes de dématérialisation

Deux types de plateformes sont reconnues pour émettre et réceptionner les factures électroniques :

  • Le Portail Public de Facturation (PPF), géré par l’État.
  • Les plateformes privées immatriculées, agréées par l’administration fiscale.

Les entreprises devront choisir une solution adaptée à leur taille et à leurs besoins pour transmettre leurs factures et vérifier leur conformité.

Les bénéfices de la facturation électronique

a. Gain de temps et réduction des erreurs

La dématérialisation évite les erreurs de saisie et permet un traitement plus rapide des factures. Elle simplifie le rapprochement entre bons de commande, bons de livraison et factures.

b. Amélioration de la traçabilité

L’archivage numérique facilite la recherche et le suivi des factures. Les entreprises de transport peuvent ainsi accéder rapidement aux documents en cas de litige ou de contrôle fiscal.

c. Conformité et sécurité

Les plateformes de facturation électronique garantissent l’intégrité et l’authenticité des échanges. Les entreprises du transport se protègent ainsi contre les fraudes et les redressements fiscaux.

Comment bien s’y préparer ?

a. Choisir un outil compatible

Les transporteurs doivent choisir une solution logicielle conforme aux nouvelles obligations. L’interopérabilité avec les outils existants (TMS, ERP, comptabilité) est un critère déterminant.

b. Former les équipes

Les collaborateurs en charge de la facturation doivent être formés aux nouvelles procédures et à l’utilisation des plateformes de dématérialisation.

c. Anticiper les changements

Les entreprises doivent tester leurs solutions de facturation électronique avant les dates limites afin d’assurer une transition fluide et conforme aux exigences réglementaires.

Conclusion

La facturation électronique devient une norme incontournable dans le transport et la logistique. En anticipant les échéances et en choisissant les bons outils, les entreprises peuvent non seulement respecter la réglementation, mais aussi améliorer leur gestion financière et leur compétitivité. La modernisation des processus administratifs est une opportunité pour renforcer la transparence et l’efficacité des flux financiers.