Échange d’informations dans la livraison : quelle méthode est la plus efficace ?
Dans le secteur de la livraison, la fluidité des échanges d’informations est essentielle. Un bon processus de transmission des commandes améliore la réactivité, réduit les erreurs et optimise la gestion logistique.
Mais quelles sont les meilleures méthodes pour passer une commande à un transporteur ? Entre API, EDI, fichiers CSV, tableurs partagés ou simples emails, certaines solutions sont bien plus efficaces que d’autres.
Dans cet article, nous passons en revue huit méthodes, du plus efficace au moins efficace, pour vous aider à choisir la meilleure option.
API : le Graal de l’automatisation et de la rapidité
L’API (Application Programming Interface) permet une communication instantanée et automatisée entre deux systèmes. Elle offre un échange structuré, fiable et sans intervention humaine.
Pourquoi l’API est-elle la meilleure option ?
- Les informations sont envoyées en temps réel, sans délai.
- Les erreurs manuelles sont éliminées.
- Le suivi des commandes est automatisé.
- Elle s’intègre facilement aux outils internes et logiciels métier.
Cas d’usage
Un e-commerçant envoie automatiquement les commandes à son transporteur via API. Celui-ci reçoit les données instantanément, génère une étiquette et planifie l’expédition.
EDI : une alternative solide mais plus rigide
L’EDI (Échange de Données Informatisé) est un protocole structuré permettant un échange automatisé de documents entre entreprises.
Avantages
- Standardisé et sécurisé.
- Compatible avec de nombreux acteurs du transport.
- Automatisation des échanges sans saisie manuelle.
Inconvénients
- Mise en place coûteuse et complexe.
- Moins flexible qu’une API en cas de modification des formats de données.
Cas d’usage
Un grand distributeur envoie ses commandes à son transporteur via un fichier EDI standard. Celui-ci intègre directement les données dans son système.
Import CSV : une solution simple mais limitée
Le fichier CSV est un format couramment utilisé pour transmettre des commandes en masse. Il nécessite une extraction manuelle et un import sur la plateforme du transporteur.
Avantages
- Format universel et simple à générer.
- Facile à traiter pour les petites entreprises.
Inconvénients
- Risque d’erreurs de formatage ou de saisie.
- Nécessite une action manuelle pour importer le fichier.
- Pas de mise à jour en temps réel.
Cas d’usage
Un e-commerçant télécharge un fichier CSV contenant 200 commandes et l’importe dans le logiciel du transporteur pour planifier les livraisons.
Espace client : une solution interactive mais chronophage
Un espace client sur le site du transporteur permet de passer des commandes via une interface dédiée.
Avantages
- Facile d’utilisation, même sans compétences techniques.
- Possibilité d’ajouter des informations complémentaires (instructions spécifiques, horaires).
Inconvénients
- Processus manuel qui peut être lent.
- Risque d’erreurs de saisie humaine.
- Nécessite de se connecter à chaque commande.
Cas d’usage
Une PME utilise l’espace client de son transporteur pour saisir et suivre ses expéditions quotidiennes.
Site web du transporteur : une solution basique et contraignante
Certains transporteurs proposent un simple formulaire de commande sur leur site internet.
Avantages
- Accessible depuis n’importe quel appareil.
- Facile pour les petits volumes de commandes.
Inconvénients
- Saisie manuelle longue et fastidieuse.
- Pas d’historique structuré des commandes.
- Impossible de gérer des volumes importants efficacement.
Cas d’usage
Un commerce local réserve une livraison urgente via le formulaire en ligne du transporteur.
Tableur partagé : une méthode artisanale avec de nombreuses limites
Un fichier Excel partagé sur un service cloud (Google Sheets, Microsoft 365) peut être utilisé pour centraliser les commandes.
Avantages
- Facile à mettre en place sans coût supplémentaire.
- Accessible en temps réel pour plusieurs utilisateurs.
Inconvénients
- Risque élevé d’erreurs de saisie et d’écrasement de données.
- Pas de notifications automatiques ni d’intégration aux logiciels métier.
Cas d’usage
Une entreprise note ses commandes sur un Google Sheet partagé avec son transporteur, qui consulte manuellement le fichier.
Envoi de mail : une méthode obsolète et peu fiable
Envoyer une commande par email reste une pratique courante mais inefficace.
Avantages
- Facile à utiliser sans formation.
- Possibilité d’ajouter des documents en pièce jointe.
Inconvénients
- Aucun suivi automatique des commandes.
- Risque d’oubli ou de perte d’information.
- Délai de traitement important.
Cas d’usage
Une boutique envoie chaque matin un email avec la liste des commandes du jour à son transporteur. Celui-ci doit les saisir manuellement.
Appel téléphonique : la méthode la plus lente et la plus risquée
Passer une commande par téléphone est la méthode la moins efficace et la plus sujette aux erreurs.
Avantages
- Utile pour des demandes exceptionnelles ou des urgences.
- Interaction directe avec le transporteur.
Inconvénients
- Risque de mauvaise compréhension des informations.
- Processus manuel chronophage.
- Aucun historique écrit des commandes.
Cas d’usage
Un restaurant appelle son livreur pour planifier une livraison express, en espérant que les informations soient bien notées.
Conclusion : pourquoi privilégier les API pour vos échanges d’informations ?
Parmi toutes ces méthodes, l’API est sans conteste la plus efficace. Elle permet d’automatiser entièrement le passage des commandes, réduit les erreurs et améliore la réactivité.
Les solutions manuelles, comme les emails ou les appels téléphoniques, sont peu fiables et chronophages. Les alternatives comme les fichiers CSV ou les espaces clients restent pertinentes, mais ne permettent pas une mise à jour en temps réel.
Pour une gestion logistique fluide et optimisée, l’automatisation via API est aujourd’hui la meilleure option.